petit teigneux bouturé de haine les dents dehors dessinant le cadastre de la non réalisation du désir les yeux sales papiers gras de la violence en tout point semblable au père la culpabilité sans coupable attachée aux racines du néant efficace jusqu'à plus soif jusqu'à la multitude des pénitences debout enfin rappelant au prochain condamné, poupée pointue, sur le sable en exil courage et rage, cris de fortune, imbecile marin sur l'eau du visage de la rue et les fenêtres ouvertes sur la memoire béante comme le flanc du toro

en tout point semblable contemporain des musiciens morts et du début des légendes l'animal torturé le serpent de la genèse qui rampe les mains derrière la tête parcourt orgueilleux du soldatmour inconnu et ses carresses le bout des doigts faisant sillage sur le lac noir et le vélo musclé courant les états unis d'amerique point douloureux des gouffres abîmes les dents raclants le rabot tourne moi à dire de cela que rien ne corrige la fuite sinon le couteau dans le dos et après juste un peu de mauvaise humeur

enfant déchu la neige dans les poubelle du nord de l'afrique cherche la mer cendrillon greque maria callas et son amant et le troupeau perdu des pétroliers bref encore la cheville tordue sur la passerelle et le visage ensanglanté à l'explosif tout ce qui fait le coctail délicieux bu chez ALI au KAOH avec KANAS un jour d'été la nuit et à trente ans proxénete verbeux du réel et de la réalité à la table des assassins quand le soir glisse sans colophane sur les fleurs rassurées, qui attendent la rosée de la nuit comme l'amant ses salives

ma vie particulièrement à la beauté des arbaresques         maures ou la joliesse du rythme cache le peu de       profondeur apparente.